A selection of reviews of our previous albums (2006-2011)

How’s Annie (Divine comedy, 2010 / Signifier, 2011)

[RifRaf_fr] Cruise [CTRL] est un duo belge dont nous avions beaucoup aimé le premier album sorti en 2008, lequel proposait une électro dark assez hypnotique et dansante évoluant dans des eaux indus/EBM rappelant par moments Front 242 (dont l’un des membres, Jean-Luc De Meyer, avait par ailleurs participé au projet). Sur « How’s Annie ?, on retrouve tous les ingrédients qui avaient fait le succès du précédent opus, à savoir des beats martiaux et dansants, des ambiances sombres et prenantes, des grésillements typiquement indus, le tout décliné sur des structures répétitives prenant parfois l’aspect de drones. Les titres immédiatement accrocheurs et susceptibles de remplir le dancefloor (d’une soirée électro dark, s’entend) sont une fois de plus légion , qu’il s’agisse de « Pomona Road », de « Labyrinth Girl », de l’obsédant « Ugly Expresso in Hollywood » qui n’est pas sans rappeler Aphex Twin, ou encore l’excellent « Where is Alice ? Alice Who ? », sans doute le morceau le plus accrocheur de l’album, dont deux fort bons remixes sont d’ailleurs proposés en bonus. De même, on retrouve quelques instrumentaux plus atmosphériques et doom « Missoula 46 », « Tere is a Hole in my Donut ») voire carrément terrifiants comme « Tears in the Snow » ou « Bunny Room », lequel a un côté cinématographique assez marqué qui renvoit à certains travaux de Badalamenti. A coup sûr, cet album séduira totalement les amateurs du genre. (PF)

[Obsküre] Sous une pochette signée Gore Ctrl, le projet instrumental belge Cruise [CTRL] revient avec son hypnotique engrenage électro/électronica. On en avait testé l’assise sur le précédent et premier I Heard It ! qui bénéficiait, soit dit en passant, de la participation de Jean-Luc De Meyer (Front 242). A l’instar de son prédécesseur, How’s Annie ? inclut au final une série de remixes (signés The Rorschach Garden, Oil 10 et No More) mais l’essentiel se passe avant, sur ses neuf premiers titres. Cruise [CTRL] s’y rappelle à un binaire électro old school et nimbé de textures (« Missoula 46 », une manière d’imposer un physique et un climat, sans trop en faire), avant de virer vers quelque chose de carrément ambient (« Tears in the Snow », « Bunny Room ») voire aquatique (le sourd « Pomona Road », une dimension club qu’ on retrouve sur le sensiblement ténébreux « Where is Alice ? Alice Who ? »). Le duo invite les tiers à nouveau (cette fois c’est Babylone Chaos qui s’y colle, sur le répétitif « Labyrinth Girl »), mais serre les rangs, va à l’essentiel. Toujours animé par un fringant minimalisme, une visée dancefloor et un son clean mais à l’ancienne, Cruise [CTRL] agit avec prudence et installera au passage un intéressant clair obscur (« Tere is a Hole in my Donut »). Un style stable.

[New Noise] Le duo belge Cruise [CTRL] rempile chez Divine Comedy pour accoucher d’un successeur à son premier , (et plutôt réussi) I Heard It ! paru en 2008. Design sombre et mystérieux orné d’un coeur écarlate, peu d’informations accompagnent le digipack. Une constante cependant, cette obsession Lynchienne qui semble continuer d’imprégner et d’inspirer le travail du combo. Cruise [CTRL], confirme à travers ces neuf titres, un penchant certain pour l’esthétique froide et mécanique de l’électro industrielle vieille école du début des années 80. La production allie austérité et minimalisme, ici poussés à leur paroxysme. En effet, comme sur I Heard It !, l’essentiel des compositions s’articule autour d’un squelette commun reposant sur un tempo invariable et obstiné de 120 BPM. Ne s’éloignant que rarement d’une recette réemployée inlassablement, usant de la même méthode pour la quasi-totalité des morceaux, How’s Annie ? consiste en de longues introductions en basses fréquences analogiques grésillantes, débouchant sur des pulsations rythmiques aussi entêtées qu’hypnotiques, seul développement au sein de ce climat oppressant et parfois franchement autistique. Cette discipline radicale, à laquelle Cruise [CTRL] semble se contraindre dans le processus de composition, flirte donc sans cesse avec le risque de plonger l’auditeur dans un ennui profond. L’aspect « live » des enregistrements, ainsi que le grain particulier des synthétiseurs analogiques, confère cependant à l’ensemble un charme et un pouvoir immersif certain comme en témoigne par exemple le lancinant « Ugly Expresso In Hollywood ». Certaines compositions auraient cependant sûrement gagné en pertinence à se voir raccourcir de quelques mesures. On pense par moments aux travaux de Vromb pour le côté hypnotique des boucles et à Roger Rotor pour la rigueur rythmique métronomique (« Pomona Road »). D’une manière générale, la recette fonctionne pour qui se laisse apprivoiser et affectionne l’électro répétitive. How’s Annie ? recèle assurément de passages efficaces et d’ambiances finement amenées, mais peine à captiver sur la longueur tant les enchaînement restent parfois prévisibles. L’album se voit par ailleurs agrémenté de l’intervention de prestigieux remixeurs. Ainsi The Rorschach Garden (side project de Synapscape), No More (auteurs du tube électro minimal « Suicide Commando » en 1981) et Oil 10 viennent insuffler un peu de diversité dans cet univers monotone qui pourra néanmoins charmer l’auditeur.

[Musiczine] « Cruise Control » : un programme suivi à la lettre par ce duo belge tant sa musique semble sur pilotage automatique. Pourtant leur électro ne manque pas d’allure ; mais il est quasi-impossible de pénétrer dans cet univers sonore aussi ténébreux que métronomique. Pourquoi ? Une approche bien trop martiale de leurs compos pour vraiment accrocher. Les beats sont minimaux et sans grande originalité. Les plages particulièrement longues et répétitives. Et finissent par susciter l’ennui. « How’s Annie ? » constitue le second elpee de la formation. A la limite, ces morceaux pourraient servir de bande sonore à certains films sombres et hermétiques, comme ceux de David Lynch ou Alex de la Proyas. C’est d’ailleurs ce que revendique le groupe. Le recto de la (très belle) pochette est représenté par un coeur. Pas très représentatif de la musique de Cruise (CTRL). Bien trop désincarnée, elle ne s’adresse d’ailleurs exclusivement qu’aux inconditionnels de techno minimale.

[Heavy Mental] Cet élégant digipak orné d’un cœur enrobé de sucre (?) et saturé de lumière recèle quelques surprises : How’s Annie ? est le deuxième album – après les quelques tours de chauffe habituels sous forme de maxis et de participations à des compilations – de Cruise [CTRL] et il est sorti sur le label Divine Comedy records. Tout cela ne vous dit rien ? Voire même tout cela ne vous dit rien qui vaille ? Dans le premier cas, je suis bien d’accord avec vous, Cruise [CTRL] n’est pas référencé dans les arcanes sombres et humides de ma petite tête de linotte. Dans le second, je dois bien avouer que How’s Annie ? est un album de musique électronique plutôt réussi et parfois assez bluffant. Oui, de la musique électronique, de la vraie, avec des bpm qui décollent les oreilles (mais pas trop quand même), comme j’en écoute encore de temps à autre tout en me remémorant l’époque ou les anorexigènes amphétaminiques étaient encore en vente libre dans les officines et qu’en plus je faisais le manard au quotidien dans le secteur de la répartition pharmaceutique. Mais n’allez pas croire que Cruise [CTRL] c’est de la techno bas du front avec slips kangourou à paillettes, concours de t-shirts mouillés et petits fessiers musclés. Cruise [CTRL] pourrait au contraire arriver à glaner quelques fanatiques des regrettés Pan Sonic puisque le duo belge (ah oui, ça je ne l’avais encore jamais dit) aime les sonorités froides voire industrielles, parfois les grésillements. Donc pas d’acidité non plus ici. A tout bien y réfléchir, les titres les plus enlevés – comprenez ceux dont le bpm finit par excéder le niveau de vitesse requis pour une sortie de route en bonne et due forme – ne sont pas si nombreux que cela, juste deux ou trois (dont l’excellentLabyrinth Girl), et dans un sens ce n’est pas plus mal parce que ce n’est pas ce que je préfère non plus surHow’s Annie ? (sauf pour faire danser les filles dans le salon). Non, ce que je préfère ce sont les titres plus mid-tempo, ceux dont la répétitivité devient à la fois poisseuse et dont la mécanique robotique finit par admettre un certain groove (Henri’s Head et Ugly Expresso In Hollywood par exemple). Dans ces moments là Cruise [CTRL] me fait incroyablement penser à Riou, jeune prodige technoïde japonais qui dans les années 90 avait dynamité le genre en sortant trois albums de techno ultra minimale tout simplement imparables sur le label Kk records. Cruise [CTRL] se mue alors en une espèce de monstre lysergique et hypnotique mais toujours vaguement inquiétant et paranormal (comme lorsque on se regarde en esprit quitter son propre corps, tu vois le genre). Quelques plages ambient so dark (Tears In The Snow ou Bunny Room, très Twin Peaks pour le coup) viennent également rappeler que la méditation c’est bien mais, blague à part, souvent ce genre de titre n’est considéré que pour placer des interludes or ici il y a suffisamment de travail effectué pour que l’on ait le sentiment d’écouter de la vraie musique et non pas quelques minutes de musique d’ambiance pour fast fucking entre deux portes de bureau avec une collègue de travail échauffée par toute une matinée en open space. Seul regret à propos de How’s Annie ? mais il est de taille : la longueur du disque a été rallongée par l’adjonction de trois remix. J’ai beau savoir que la pratique du remix est monnaie courante en musique électronique et que souvent elle sert aussi de sésame pour les groupes/musiciens qui sont remixés comme pour ceux qui remixent, je préfère lorsque ces expériences sont publiées sur un format à part. Bon, faisons avec… Et bien manque de bol, aucun de ces trois remix ne me plait et – bien pire – ils dénaturent un album en lui faisant perdre de sa personnalité. Il faut donc arrêter d’écouter How’s Annie ? après son neuvième titre et du coup tout va tout de suite beaucoup mieux.

[Dark Entries] Wie de Belgische underground als zijn eigen zakdoek kent, zal ook wellicht DJ Gore kennen. Deze Brusselaar kon je regelmatig als dienstdoende dj tijdens de talrijke Nuits Fantastique aan het werk zien of zelfs gemaskerd op een podium van het ondertussen ter ziele gegane The Dawn Visitors. Samen met John Cult vormde DJ Gore de laatste jaren het electronische duo Cruise (Ctrl) die zo’n tweetal jaar geleden hun debuut uitbrachten en oa de hulp mochten inroepen van ene Jean-Luc de Meyer. Blijkbaar voelen de twee zeer goed elkaar aan want met “How’s Annie?” leveren ze hun tweede cd af, en het is terug een release op het Franse Divine Comedy Records geworden. Het duo zal het mij wel ooit vergeven maar toen ik ze zag als voorprogramma van Trisomie 21 zag, kon ik de muziek maar niet te pakken krijgen en haakte ik vrij snel af, maar thuis in de luie zetel is een tweede kans zoiets als een verplichtende vanzelfsprekendheid. En ja hoor, wat eerst niet begrepen werd dringt langzamerhand door in mijn hersenen. Van het moment dat je je laat meeslepen door hun electronische beats, kan ik me nu wel inbeelden waarom die twee electronicafreaks video’s toonden van ellenlange snelwegen waar niks te zien was behalve de route van de verveling. Onder dreigende monotone beats die allen analoog zijn, produceren John Cult en DJ Gore een eigen soundtrack van de desolate maatschappij waarin we leven. Sommige tracks roepen herinneringen op aan Autechre terwijl “There is a hole in my donut” hetzelfde verslavend effect heeft van een vroeger Crash Course In Science-nummer….zonder zang weliswaar want alle nummers zijn instrumentaal. Naast de negen tracks zijn er ook drie remixes bijgevoegd die gemaakt zijn door Rorschach Garden, No More en Oil 10.“How’s Annie?” is een vreemde trip in de woestenij van het moderne, jachtige leven waarbij mensen op zoek gaan naar een antwoord maar het nooit weten te vinden. Cruise (Ctrl) geeft je niet het antwoord, ze produceren alleen de klanken van dit vreemde bestaan.

[Chain DLK] Largely anticipated by the single “We’ve Met Before, Haven’t We?” which I reviewed back in March 2009, HOW’S ANNIE?, the second album by the Belgian duo Cruise [CTRL], has just been released by Divine Comedy. If you already listened to the three tracks single, you already know what to expect, because those tracks are all into the nine tracks listing of the album. For whom didn’t know what I’m talking about, you have to know that Cruise [CTRL] credo resides into the creation of tracks that follow these rules: all tracks at 120bpm, all tracks linked, only analogical sounds and textures, no melodies, no singers, no faces, no explanations, no rules. Being true to most of these “no rules”, for HOW’S ANNIE?, they composed nine tracks where the minimal approach to melody (many times melody is only a looping two notes synth bass line) is the counterpart to rich intersecting rhythmic layers. Dry syncopated drum machine patterns beat their rhythm giving the time to clashing clanging synth noises, filtered guitars (which on tracks like “Henry’s head” are reduced to a resonating feedback) and drones. The alternation and the quantity of the different elements are the key of the formula and Cruise [CTRL] are good at keeping everything in control. Besides the nine original tracks, on this album we have three bonus remixes: two of “Where’s Alice? Alice who?” (Rorscharch Garden gave to the track a retro 80s flavor, turning it into an early e.b.m. tune, while Oil 10, true to their cinematic robotic rich synth sound, remixed it keeping alive also the light original industrial approach) and one of “Pomona road” (which remixed by No More, the famous band that composed “Suicide Commando”, now sounds like an ambient e.b.m. tune).

[Axesscode] C’est avec un plaisir gourmand que je déflore cet objet sentant bon le carton fraichement imprimé. L’artwork est aussi sobre que la musique qu’il contient, un cœur rouge vif sur fond noir dévoile l’humain qui vibre sous l’apparente austérité graphique de ce disque. La musique de ce deuxième album du duo belge Cruise [Ctrl] s’apparente toujours autant à une electro minimale aux fortes réminiscences industrielles, quelque part entre un PANSONIC moins incisif et un RIOU qui aurait boosté ses basses pour envahir les dancefloors de ce XXIème siècle aussi tourmenté que l’esprit d’un David Lynch, figure omniprésente dans l’univers du duo John Cruise et Gore Ctrl. Le propos est austère. Dés les premières fréquences de “missoula 46” je me retrouve en terrain connu, soundscapes noisy et lignes de basse analogiques serpentent autour d’un rythme sec et métronomique. Aucune place n’est laissée à la vulgarité ou au ludique. Ces gens là savent où ils vont et ne dérogent à aucune des règles du manifeste minimal, pas de fioritures, chaque son est à sa place et toute forme d’approximation est tout simplement prohibée. En plage 3 “labyrinth girl”, exécuté avec l’aide de Babylone Chaos, le kick compressé vous explose en pleine figure, comme une claque cinglante aux besogneux de la techno qui confondent minimalisme et fainéantise. Profitant de quelques plages ambient très froides, certains morceaux rythmiques vrombissent à la face de l’auditeur comme pour mieux le surprendre et agiter les fils de sa marionnette. L’univers est froid, martial, sans motifs mélodiques. La danse ici se fait saccadée, épileptique, urbaine si urbaine. L’influence du premier album de MONOLITH n’est pas loin sur “ugly expresso in hollywood” mais c’est vers l’obsession ascétique d’un SCORN que se tourne le titre n°7 “henry’s dead”. Quand on arrête de se poser des questions en musique, il n’en reste que l’essentiel : la colonne vertébrale sur laquelle l’auditeur/danseur construit peu à peu ses propres rêves et réalise ses propres chorégraphies oniriques. La chair exsangue, l’os mis à nu, CRUISE [CTRL] dénoyaute le reste de l’âme humaine pour l’amener vers l’hypnose du cabinet du Docteur Caligari. Enfants légitimes d’une scène répétitive initiée par LA MONTE YOUNG ou TERRY RILEY et poussée à son paroxysme par SUICIDE et ESPLENDOR GEOMETRICO, ces deux belges monomaniaques insufflent un mouvement, une vibration électrique à leur techno autistique, et réussissent à ouvrir des univers avec presque rien là où tant d’autres s’échinent à foutre 60 pistes de sons pour ne générer que de l’ennui. Beaucoup de personnes n’aimerons pas ce disque car trop minimaliste, trop peu de textures et aucune voix pour séduire l’auditeur. Non ici tout n’est que borborygmes analogiques et crépitements de boites à rythmes vintage. Ce disque aurait très bien pu être produit en 1981 si la mention DC61 n’indiquait pas que nous sommes en 2010 et que cet album vient à nouveau de revéiller le label Divine Comedy endormi depuis quelques années dans une dark ambient mat et pâle. Comme pour mieux récompenser l’auditeur qui vient de se taper 45 minutes de sons cliniques et contondants, le duo met entre les mains de trois remixeurs (et non des moindres : RORSCHACH GARDEN, les NO MORE du vieux tubes proto electro “suicide commando” et le français OIL10) les titres “where is alice? alice who ?” et “pomona road” pour un résultat défiant toute espérance. Mention spéciale au remix minimal wave de Rorschach Garden et à celui franchement épatant de Oil10. _Havoc_ aka Pedro

We’ve met before, have’nt we? (Promo, 2009)

[Gothtronic] This three track collection is in fact a prelude to the forthcoming second album of this Belgian band. The title of this collection, like many Cruise [Ctrl] titles, refers to the work of the director David Lynch. In this case the title is a quote from Lynch’s movie Lost Highway. The title of the forthcoming album (How’s Annie?) are the famous and chilling last words of agent Dale Cooper in Lynch’s famous soap noir, Twin Peaks. Speaking of chill, for some listeners the tracks on We’ve met before may seem rather cold.
On the first track (Henry’s head) for instance, we can hear a soft introductory noise, when, suddenly, a repetative, synthesized bass rhythm emerges. Then a clear and fat beat rolls in, accompanied by a sound that reminds me most of a squealing circular saw. As the track emerges the rhythm varies, additional sounds appear and disappear according to a strict structure, until, finally, the rhythm finalizes and the soft noise from the opening sequence fades out.
The absence of clear melodic elements on this track is quite obvious, and, in general, illustrative for the sound on this mini CD. However, it may be regarded as a big accomplishment that, in spite of the absence of melodic elements, the listener stays fascinated until the end of each track. Something is lingering in the air that keeps drawing your attention, but you don’t know exactly what it is or why it is happening. For me this is yet another similarity with aspects of Lynch’s work, despite the fact that Cruise [Ctrl] mainly emphasizes on the correspondence with Lynch as concerned for the applied method and approach during the creative process.
I’d like to invite you to take a peep inside Cruise [Ctrl]’s world by listening to this tiny prelude CD, and perhaps you’ll find yourself eager to learn more about Annie… (7.5/10)

[Chain DLK] WE’VE MET BEFORE, HAVEN’T WE? is a self produced CDr which functions as an appetizer of the forthcoming Cruise [Ctrl] second CD on Divine Comedy Records titled “How’s Annie?”. The three tracks continue their tradition of 120bpm tracks where analog electronics coupled to treated guitars create obsessive atmospheres. The opening “Henry’s head” sounds a bit static but its aim isn’t the one to create a melodic tune, it rather to be focused on alternation of tension. The second track “The bunny room” leave the drum machine and the distortion to offer a soft guitar sound coupled to a sidereal sound that crawls slowly between the sounds created by the picked strings. “Where is alice? Alice who?” is a mid tempo track that sounds like a industrial e.b.m. 80’s track where drum machine and sequencer play the main part while industrial distortions create the mood. Unfortunately I hadn’t the chance to check their first official album so I can’t confront that one with this but as far as I can hear, Cruise [Ctrl] kept their ability to create tension also keeping the sound under control.

I heard it! (Divine Comedy, 2008)

[Rif Raf Magazine] Ce groupe belge propose de l’electro minimaliste, répétitive et hypnotique se rapprochant souvent de l’electro body music et de l’electro indus. Sombre, emprunte d’ambiances lourdes et volontiers glauques, la musique de Cruise [Ctrl] génère une sorte de transe et s’avère très souvent incroyablement dansante, notamment avec eat my fear, dont le beat obsédant est redoutablement efficace. Nul doute que ce morceau ferait un malheur dans els soirées electro dark. Riche au niveau des textures, ce titre appelle Pan Sonic, Cabaret Voltaire, Suicide mais aussi Front 242. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si Jean-Luc-Demeyer vient chanter sur le très réussi Man on the planet, qui est très accessible et dont la mélodie est pour ainsi dire pop. Red, l’autre titre chanté, est lui aussi une franche réussite, et le mérite en revient en grande partie à la chanteuse Céline, dont la superbe voix évoque celle de Nico. Excellent aussi bien dans la composition de titres chantés que d’instrumentaux, Cruise [Ctrl] nous convie à un voyage inquiétant et fascinant, un peu comparable à l’expérience que procure la vision d’un film de David Lynch, influence totalement revendiquée par le groupe. Un album mystérieux et envoûtant. [PF / Rif Raf magazine]

[Noise] Violence armée, muscles huilés et cris de jeunes hommes baîllonnés dans des backrooms dont seuls les Puissants ont la clé : si tu penses trouver ici de quoi épancher ta soif de ténèbres option cuir EBM ou feraillerie indus, c’est raté. Chez Cruise [Ctrl] on est définitivement en 2008 et le sur-place n’est pas une option. Rejet en bloc de toute étiquette et regard résolument tourné vers l’avenir, le duo belge a su se libérer de tout cliché en s’imposant ses propres contraintes. Matériel analogique et tempo bloqué sur 120bpm, dogme électronique aux vertus hors norme : à l’arrivée, I Heard It! s’impose avec classe et sans effort comme un des tous meilleurs albums du premier semestre 2008, toutes catégories confondues. Quelque part entre updates reptiliens des premiers Severed Heads (“Man On The Planet”, porté par la voix de Jean-Luc De Meyer de Front 242, tout en retenue) et tracks écrits dans l’urgence par des Two Lone Swordsmen traqués par une menace imminente (“Eat My Fear”, “Crow’s Nest”), les 10 titres de l’album, s’ils sont indéniablement marqués par l’univers Lynchien (“Black Lodge”, “Red”), s’avèrent en réalité bien plus proches d’ une version ultra-moderne des BOs de Fabio Frizzi pour Lucio Fulci : angoisse rampante et voix fantômes, greffées sur un battement cardiaque ininterrompu pour terreur zombie terminale. Tout simplement indispensable. 10/10

[Babylone Burning Pirates] Originellement nommé Cruise Control et devenu Cruise [Ctrl] sur le tard, ce projet belge associant brillances electronica et beat EBM assis (mais sans adoption de l’extrême), accouche de son premier format album après deux démos plutôt remarquées (“No Hay Banda” en 2005, “Garmonbozia !” en 2006. Jouant bien davantage sur l’effet d’hypnose que sur le déploiement de forces, Cruise [Ctrl] poursuit l’amorce, avec “I Heard It !”, d’une musique électronique sinueuse, rythmiquement épurée. Son bpm, au pouvoir d’envoûtement certain, s’est attiré les faveurs de remixeurs talentueux. Ces derniers ébauchent une aventure parallèle à la création propre au groupe à la fin de parcours de cet album inaugural, pour vingt-cinq minutes de versions retravaillées. Elles ouvrent un peu plus la perspective, notamment via l’approche rythmique angulaire de C-Drik (“Eat my Fear (C-Drik mix)”) et le bruitisme du son indus concocté par Sulphuric Saliva : son “Eat my Fear (Sulphuric Saliva mix)”, figurera parmi les titres les plus physiques de l’ensemble, impression que renforcent ces saturations, caractéristiques des travaux originaux du remixeur. Roswell Conspiracy, quant à lui, préfère aux crissements noise une approche fluidifiée, spatiale, dans un prolongement sans doute plus naturel de ce que Cruise [Ctrl] génère en nom propre. Avant que ces remixes ne fassent surface, le temps a été donné au duo belge d’imposer sa propre dynamique. “I Heard It !” est un disque habité, de forme exclusivement electro. Ses ambiances taillent dans un marbre à la fois ténébreux et clubby (“Memory of a Head”). Assez peu sophistiqué mais toujours empreint d’un ingénieux minimalisme et nourri d’une obsession pour les sons analogiques, Cruise [Ctrl] développe un propos hypnotique, froid et tendant vers le dansant (“Crow’s Nest”) ; d’autant plus saisissant qu’il parvient à capter l’auditoire à partir d’éléments rudimentaires, mais ordonnés avec soin et goût. Un beat aquatique (“Eat my Fear” coule, et emporte avec lui de discrets grésillements numériques) et une optique instrumentale quasi-exclusive (participation remarquée, cependant, du pionnier Jean-Luc de Meyer sur “Man on the Planet”) peignent un tableau proche du monochrome ; mais la palette source garde en réserve une carte expérimentale. Cette dernière laisse des libertés à Cruise [Ctrl], de divers ordres : hors d’un beat clubby, elles ressortiront de la création climatique pure (le sourd “Smoke and nude I”, croisé sur “Garmonbozia !” et dont le fond dark ambient souligne avec cinématographie un murmure rythmique souterrain et menaçant), et bien sûr de l’affranchissement des règles de composition propres à la chanson traditionnelle. Une histoire de design sonore en quelque sorte, pour au final un espace sonore réflexif.

[Gothtronic] Cruise [Ctrl] from Belgium introduces an EBM industrial sound with their very own signature. It is mostly minimal with lots of emphasis on repeating patterns and a cold atmosphere created by nothing but analogue sounds. The tempo is in each track strictly limited to 120 PBM. This results in a sound that at its best moments have thick grooves and have an overall hypnotising effect, sometimes even claustrophobic. The tone is immediately set with ‘Memory of a Head’ and ‘Eat My Fear’ which drag you into this project’s sound. Next is the first highlight with ‘Man on the Planet’. Jean-Luc DeMeyer of Front 242 and Crash 32 does the vocal job for this track. Halfway through the album, after the excellent track ’Crow’s Nest’, boredom starts to lurk around the corner for a moment. Luckily the vocalist Celine manages with her sultry voice to grab my attention again in the track ‘Red’. The atmosphere on I Heard It! is underground. Minimalist and purist electro-industrial that live no doubt will work very effectively due to the specific minimal repetitive approach. The album also has remixes, of which most notably the heavy industrial remix from Sulphuric Saliva stands out. For fans of old Front 242, minimal electro-EBM like Crash 32, and industrial like Roger Rotor and Pan Sonic.

Garmonbozia (2006) / No hay banda! (2006)

[D-Side] Cruise [Ctrl] – Garmonbozia (ep) / Chatterboxes – Chatterboxes (ep). Voici les démos prometteuses de deux projets belges menés par John Cult et DJ Gore. Dans le cas de Cruise [Ctrl], le duo présente une electro froide et rampante sur trois titres liés par une séquence commune. C’est tantôt ambiant, tantôt très rythmé et proche de l’EBM qui nous est chère. Un album est en préparation avec en guests Jean-Luc De Meyer (Front 242), Imminent et Communication Zero. affaire à suivre donc, comme l’évolution des travaux de Chatterboxes, le projet plus pop-electro-cabaret-sombre et mid-tempo des deux gars avec au chant roxane, une fille à la voix chaude, suave et bien placée. On découvre ici quatre morceaux tout à fait convaincquants, en total apesanteur. Guillaume Michel.

[Connexion Bizarre] The name is Cruise [CTRL], the band is Belgian, and the genre is self professedly minimalist electronica, though with an experimental twist. Cruise [CTRL] is a two piece project comprised of composer/programmer John Cult and sonic manipulator DJ Gore. Both of their current releases (the first being “No Hay Banda!” and the second, “Garmonbozia!”, which is the subject of this review) are CD-Rs to be distributed as promos, as the band’s main goal is to find people to work with and to spread their music. Their influences range from minimalist noise acts all the way to hard electro, and they also incorporate themes and inspirations from movie directors such as David Lynch into their overall expression.Now, as for how their music sounds – the first track on “Garmonbozia !” starts out strongly, building up tension with a constant, droney bassline upon which elements are added one by one, starting with kick drums, then snares and high hat; progressively forming the beat of the song. Eventually, the subtle buildup of complexity in the melodic elements of the song lead into the second track. “Smoke and nude I” is a dark, droney, and occassionally harsh, ambient piece which, like the first track, progressively evolves and morphs into the third and final track.”Crow’s nest” kicks in with a heavy beat that continues along the subliminally textured drones of the previous track, and is guaranteed to keep your head bopping. The idea is simple – many bands have tried to make releases on which the songs are intertwined, however it often becomes arbitrary and few pull it off in a satisfactory way. However, Cruise [CTRL] have gotten the sliding transitions between tracks down perfectly, and display an intrinsic understanding of the minimalist genre: progressive changes in the song complexity are subtle rather than pronounced, and the melodies are undercurrents of sound rather than catchy synthlines. They could, however, on the flipside still use some work on their post production – the beats don’t have quite enough ‘UNF!’, and the drones and ambience could have a more enveloping sound. But Cruise [CTRL] seem to have a lot of things going for them. First of all, John Cult and DJ Gore have clearly defined roles, and judging from the three tracks on “Garmonbozia!”, they have a very sound working dynamic. For their upcoming first full length album, they’ve also managed to collaborate with Jean Luc Demeyer of Front 242 as well as noise guru C-Drik. In short, Cruise [CTRL]’s “Garmonbozia !” is a strong release that is bound to garner a lot attention in clubs in both the electro and industrial scenes, if they get played. Musically, they know what they’re doing, and their upcoming full length album sounds interesting, to say the least. Jonas Mansoor [8/10]

[Elegy] “Garmonbozia! (douleur + souffrance ndlr). This is a formica table. Green is its coulor. It was a dream. We live inside a dream. Les dialogues des films de Lynch et plus particulièrement ceux de Twin Peaks, sont autant d’énigmes qui perturbent et hantent le spectateur pendant de bien longues heures. Hommage au réalisateur dans son approche de création, Garmonbozia! est la seconde démo du duo belge Cruise [Ctrl], un semestre à peine après la sortie de “No Hay Banda”. John C. et DJ Gore travaillent autour de règles strictes un peu dans l’esprit du Dogme édicté par Lars Von Trier dans une version musicale comprenant un tempo à 120 bpm, des structures simples, l’utilisation de sonorités analogiques, etc. Le résultat? Deux titres d’electrotech minimaliste, sombres, répétitifs et dansants, séparés par un morceau très atmosphérique et organique, qui reflète en filigrane les goûts du groupe pour Roger Rotor, Pan sonic ou Suicide. Efficace, on les attend de pied ferme sur un long format d’autant qu’on parle déjà d’une collaboration avec Jean-Luc Demeyer de Front 242. Bien des choses exitantes en perspective… wqw.

[Premonition.fr] Avec Cruise [Ctrl], on passe la frontière belge et l’on durcit le ton. Electronica toujours, mais plus proche de celle de Pan Sonic que des groupes cités précédemment. Le trait est plus acéré, le corps constamment sollicité, et l’esprit soumis à une ambiance étrange, ostensiblement puisée dans l’oeuvre de David Lynch. Le nom de l’EP lui-même, “Garmonbozia!” (autoproduit <http://www.cruisectrl.be&gt;), ravira les fans de “Twin Peaks” et convaincra de l’attrait du duo pour le réalisateur. Trois titres seulement, mais un aperçu plutôt enthousiasmant de ce dont est capable la formation. Christophe Labussière

[Dusk & Dawn] Le duo belge Cruise [Ctrl], composé de John Cultiaux et Olivier Goret (Dj Gore) est déjà de retour avec une nouvelle démo trois titres intitulée “Garmonbozia !”, à peine six mois après “No Hay Banda”, leur première démo diffusée sous le nom Cruise Control. Tout comme le jet de janvier 2006, ce “Garmonbozia !” est constitué de deux titres d’electrotech minimaliste bien dansant (“Black lodge” et “Crow’s nest”), entre lesquels vient s’intercaler une plage atmosphérique ultra lente, juste un bruit de fond servant de transition et de longue intro à “Crow’s nest”. Avec des morceaux très efficaces, et pourtant d’une simplicité déconcertante, “Garmonbozia !” est plus que prometteur. Pas étonnant donc d’apprendre qu’un premier album est d’ores et déjà en préparation et qu’il comptera entre autres les participations d’Imminent Starvation et Jean-Luc de Meyer de Front 242. Du gros son en perspective. Dusk.

[La gouttière] Cruise Control revient sur le devant de la scène avec une deuxième démo intitulée “Garmonbozia !” ainsi qu’un nouveau nom : il faudra maintenant appeler le duo formé par John Cultiaux et Olivier Goret (alias DJ Gore) “Cruise [Ctrl]”. Un autre projet musical belge portait le même nom, ils ont donc préféré changer pour ne pas porter à confusion. La démo n’est composée que de trois titres, comme leur première “No Hay Banda” qui avait déjà remporté un bon succès – celle-ci était sortie à l’occasion de leur premier concert au Magasin 4 à Bruxelles. La nouvelle production est un peu dans le même genre que celle évoquée juste avant : sonorités répétées, rythmes entraînants mais rien de bourrin ; le premier titre est assez minimaliste et très bon, la petite mélodie créée justement par ces rythmes accroche et plaît dès le début et ne fait que convaincre de plus en plus (notamment avec une légère montée en puissance sur la fin). Le deuxième morceau évolue dans un registre plus ambiant et réutilise un sample du premier. Un bourdonnement électronique se fait entendre, propice à une imagination de science-fiction si vous êtes un minimum imaginaire (selon les termes des deux artistes, “la musique parle au corps et à l’esprit”). Le troisième titre est similaire au premier dans la structure : quasiment le même tempo, la séduction par un mélodie rythmique simple mais efficace sans variation flagrante, et enfin toujours ce même sample utilisé tout au long des trois titres (pour donner une idée, il pourrait s’agir d’un velcro “digitalisé” retiré avec un écho, difficile de décrire à l’écrit !). L’efficacité est là, c’est original sans se vouloir pour autant révolutionnaire, ça s’écoute avec beaucoup de plaisir. Le problème est qu’on en demanderait bien un peu plus ! Pour une deuxième démo, Cruise [Ctrl] affine son style et se démarque, bien qu’il soit difficile d’évaluer trois titres. Toujours est-il que l’on pourra vraiment découvrir le duo avec leur premier album en préparation, sur lequel on retrouvera des collaborations telles que Jean-Luc de Meyer (Front 242). Frohike

[Chain DLK] Cruise Control is the project of John Cult which is also active with Moriarty (see my review of their album). NO HAY BANDA is his first MLP and it answer to the Cruise Control’s main rules, which are: All tracks at 120bpm, All tracks linked, Only analogical sounds and textures, No melodies, No singers, No faces, No explanations, No rules. The result is a sort of ambient e.b.m. based on loops which could work also as catlyst for everyday paranoia. Behind dadaistic titles like “Eat my fear”, “The eye of the duck” and “Hungry horse” there are three granitic electronic suites based on rhythm, which little by little grow just like a panic attack. No rules, no need to say more… (4,5/5) Maurizio Pustianaz

[Gonzo circus] Het duo Cruise [Ctrl] houdt van regeltjes. Honderdtwintig slagen per minuut, uitsluitend analoge aparatuur, de fawezigheid van melodie, een zangverbod enzovoort. John Cult (Moriarty) and DJ Gore passen dus perfect in het strakke zwartlederen minimal elektrokorset dat de dansvloer laat vollopen in de betere club. Deze track is ook terug te vinden op hun demo-minicd ‘No Hay Banda’, een korte maar geslaagde nachtrit vol David Lynch-invloeden en Europese elektronica.

[Gothville] On this 3-track single of the Belgian band Cruise Control, you can hear instantly that this band tries to create a constant sound in their tracks: 120 bpm, analog sounds, a bit minimalistic… Minimalistic but with a touch of trancy… If you close your eyes, it’s very easy to get carried away by the sounds of their machiens. Best track: Eat my fear. Blackwaver.

[lefantatstique.net] Issu de nulle part ou presque, Cruise Control est un duo belge mystérieux réinventant le dogma de Lars Von Trier selon les commandements suivants “All tracks at 120bpm – All tracks linked – Only analogical sounds and textures – No melodies – No singers – No faces – No explanations – No rules” qui renvoient également à un autre géant du cinéma à qui il doit le titre de premier MCD, “no hay banda”, tiré du chef-d’œuvre Mullholland Drive. Force est de constater qu’à l’instar de son effet au cinéma, l’usage du carcan fait mouche. Le rythme de “Eat My Fear” claque comme une gifle répétée, appuyée par une basse hypnotique qui lui confère une irrésistible efficacité digne de Liaisons Dangereuses. Après un “The Eye of the Duck” aux allures de plage transitoire motorisée, vient un “Hungry Horse” plus sombre que le morceau d’ouverture, dont les nuances obscures font s’insinuer l’inquiétude. N’utilisez pas votre cruise control sur l’autoroute perdue… Frédéric Cotton

[La Gouttière] Cruise Control est un groupe belge, un duo plus précisément, qui produit une electro minimaliste ou plutôt, selon leurs propres termes, du minimal-electronica. Leur première démo, ‘No Hay Banda’, contient trois titres intéressants sur lesquels il est certes difficile de se faire un avis précis, mais qui va permettre d’offrir une large idée de leur univers. Le premier titre, Eat My Fear, balance une electronica efficace avec beats et sonorités répétées. On se laisse emporter par ces rythmes entêtants. Comme précisé dans leurs règles, “only analogical sounds and textures”. Pour les connaître en détail, allez directement sur leur site, vous saurez également qu’il n’y a pas de mélodies, pas de chanteur, ou tout simplement pas de règles du tout… On est aussi dans un ebm avec tous les bons ingrédients qu’il faut, ni trop ni pas assez, toujours avec cette base minimale. Les sonorités nous titillent en permanence et font leur effet, dansant et entraînant. Le deuxième morceau est quant à lui beaucoup plus court, un peu plus d’une minute pour une sorte de montée-descente électronique toute simple, introduisant Hungry Horse qui clotûre la démo. Beaucoup plus appuyé que le reste, on est dans un ton plus sourd, avec une nappe plus imposante derrière et toujours une rythmique dansante. Ces trois morceaux offrent une bonne idée de Cruise Control, dont la première démo est alléchante. Quelques concerts ont déjà été donnés, dont un au Magasin 4 à Bruxelles. Allez sur leur site pour les découvrir un peu plus via les extraits et les photos live. (4/6) Frohike

[From Dusk till Dawn] “No Hay Banda” est la première démo du projet minimal-electronica belge Cruise Control. Deux titres de rythmique lourde et entraînante, séparés par un interlude, laissent penser que ce jeune groupe a suffisamment de potentiel pour faire bouger la foule sur les dancefloors mais encore faudrait-il poursuivre sur cette voix et nous livrer davantage de matière. En effet, si les morceaux “Eat my fear” et “Hungry horse” sont très prometteurs, les quelques notes qui les composent et surtout leurs structures d’une simplicité déconcertante, se ressemblent un peu trop et nous laissent sur notre faim. Encourageant donc mais trop court pour se faire une réelle opinion du talent des belges. On attend vite la suite. Dusk

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